« L’homme qui avait vu le biberon à moitié plein », nouvelle pièce de théâtre.

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La critique est mitigée suite aux 20 premières représentations de L’homme qui avait vu le biberon à moitié plein. Une pièce qui verra encore 210 sorties, soit le nombre de jours restant du personnage principal en congé paternité. Chaque acte affichant une durée de 7 heures, le public doit s’accrocher.

Synopsis : « Un français vivant à Oslo prend un congé paternité de 5 mois, s’occupant seul de sa fille. Après l’enthousiasme des premiers jours, la réalité du quotidien prend le dessus. Le personnage doute et fatigue déjà. Mais dans quelle galère s’est-il embarqué ? Avait-il sous-estimé l’ampleur de la mission ? Surtout, va-t-il tenir ? Il y a si peu d’entractes… »

Télérama note 2/10. Après les monologues du vagin, nous assistons ici aux monologues du papa norvégien. De grands moments de solitude pour l’acteur comme pour le spectateur et c’en est barbant. Les quelques scènes parlées entre le père et son bébé sont creuses :

  • « Alors on fait quoi aujourd’hui ? ». Silence
  • « On va à la piscine ? », « on va à la plage ? ». Silence
  • « Tiens regarde la vache qui fait « meeeuh ». Silence
  • « Goute un peu de purée que j’ai fait ce matin. Patate douce. Mmmmm ». Silence
  • « Tu vas la finir ta purée oui !?? ». Silence

Le Nouvel Obs confirme : « Toujours la même chose. On tourne en rond. Après le comique de répétition, Barbapapa invente le silence à répétition. A éviter » (3/10)

« Encore plus ennuyant qu’un match de football Norvégien. » L’Equipe (3/10)

Allocine conseille de changer le titre de la pièce pour Beaucoup de bruit pour rien. Il résume ainsi : « Le père essaie par tous les moyens de calmer les pleurs de sa fille, mais prend beaucoup trop de temps à réussir. Surtout dans les transports en commun où les passagers ne montrent pas grande compassion. Il galère. La chanson Ainsi font font font, ne fonctionne manifestement pas. Pourquoi le père s’obstine-t-il ? Scénario à revoir, les cris du bébé rendent la pièce inaudible ». (4/10)

TGV Magazine : « J’espère pour lui qu’il verra la lumière au bout du tunnel » (5/10)

L’Officiel des Spectacles (s’il existe toujours) souligne quelques passages intéressants : « Les activités à la plage montrent des moments de complicités uniques. Mais globalement, le personnage de barbapapa perd trop de temps dans les préparatifs et ce malgré l’aide logistique matinale de sa femme qui part travailler. Il oublie systématiquement quelque chose en sortant. Crème solaire, parasol, couche de rechange et s’en aperçoit souvent dans l’ascenseur, ce qui l’oblige à revenir à la maison et rater son bus. Les scènes mettent trop de temps à démarrer. C’est agaçant. » (5/10)

Magazine Art & Décos : « Trop d’Ikea. Avec tout ce temps libre, il devrait refaire sa cuisine» (4/10)

Psychologie magazine s’intéresse à mon évolution : « Tristan prend peu à peu conscience que ce qu’il va vivre est loin d’être des vacances. Couche, lait, bain : les tâches le fatiguent. Il se couche trois fois par semaine à 20h30. Il est encore à la purée faite maison, mais l’on devine déjà l’achat de pots. Son père a dû lui manquer à la naissance, car il reproduit un schéma différent. Une relation œdipienne père-fille pourrait s’installer, analyse la journaliste psychologue. (7/10)

GQ est plus direct : « Si c’est ça l’avenir de l’homme, on est pas dans la merde ». (5/10)

Madame Figaro a dû se tromper d’époque : «La pièce montre que les hommes peuvent faire aussi bien que les femmes pour s’occuper d’un enfant. La fille joue bien son rôle pour lui en faire voir de toutes les couleurs, mais le père qui parvient à changer les couches d’une seule main, ce n’est pas crédible » (3/10)

Les Inrockuptibles jouent l’humour : «Baby Rock N Roll, il faut aider le père à recharger ses batteries. On aime la désorganisation et l’improvisation. Mais une œuvre musicale se planifie. Doit prendre des cours de guitares, n’a que deux chansons dans son répertoire ». (6/10)

Le Magazine PARENT garde le meilleur : « Si vous aperceviez les sourires de la fille, la lueur dans ses yeux quand il la prend dans ses bras, la joie qu’elle transmet d’avoir un père pour elle, vous tomberiez par terre. Même quand elle régurgite toute la purée de patate douce sur sa barbe, c’est émouvant. Le père est patient et attentionné, son quotidien en est touchant de vérité. J’ai pleuré». (9/10)

ELLE me fait positiver : « Même s’il galère, Tristan est très actif. Il est intéressant de voir que c’est maintenant lui qui passe l’aspirateur et étend le linge. L’homme qui avait vu le biberon à moitié plein doit garder confiance. Il nous rappelle le quotidien de millions de femmes dans le monde. A ce titre, il donne espoir dans l’humanité.» (10/10)


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23 commentaires sur “« L’homme qui avait vu le biberon à moitié plein », nouvelle pièce de théâtre.

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